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Robert Belleret
Né en 1946. Journaliste au Monde. |
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Les bruyères de Bécon |
"Au nom du père", critique |
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"A ma famille, aux banlieusards de tous les pays..."
La dédicace de Robert Belleret est un clin d'oeil. Son livre, "son récit", comme il préfère le qualifier à juste titre, n'est pas seulement un hommage à sa famille, c'est aussi un hommage aux prolétaires (de tous les pays, unissez-vous) au milieu desquels il a grandi. "Quand on est banlieusard, on est un peu de nulle part". Lui était de Bécon-les-Bruyères, un quartier situé au nord-ouest de Paris, "une fausse commune à cheval sur trois vraies" : Asnières, Courbevoie et Bois-Colombes. Un sacré terrain d'aventures lorsque l'on vit à six (son père, sa mère et ses trois soeurs) dans un deux pièces au rez-de-chaussée. Il n'y avait pas beaucoup d'argent, mais, on le sent, cette existence Robert Belleret l'a aimée. Il la raconte en tout cas très bien, en évoquant des souvenirs qui sont autant de cartes postales de moments adorés : les premières séances de ciné (Prélude à la gloire, Pour qui sonne le glas, Johnny Guitare...), les vedettes de la chanson (Piaf, Aznavour, Ray Ventura, Trenet, Brassens, Ferré...), les vacances vers des rivages inconnus via la Nationale 7, les repas, les voisins, la messe le dimanche matin, les sorties dominicales dans la capitale... Et toujours ce père, omniprésent, apprenti bricoleur mais ouvrier très qualifié (il finira P3, "l'aristocratie de la classe ouvrière"), l'étoffe de l'antihéros, proche des cocos, militant transparent pour ne pas se mettre mal avec son épouse, qui vote De Gaulle. Un papa solidaire des rouges les jours de grève et qui débraye en douceur "sans le dire à maman" en redoutant "la feuille de paye dénonciatrice qui l'obligerait à justifier telle retenue injustifiable". Son père attendra d'être veuf pour s'abonner à L'Humanité. Preuve qu'il y avait du respect pour l'autre chez les Belleret. Beaucoup d'amour surtout comme l'est cette histoire que nous compte le petit dernier devenu grand avec un goût du détail et beaucoup d'ironie."
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Nicolas Thoueille, Le Courrier Picard, 15 février 2004 |
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Sixties : cinéroman, Sabine Wiespieser éditeur, 2004 Léo Ferré, poète insurgé, Albin Michel, 2003 Léo Ferré, une vie d'artiste, Actes Sud, 2003 Les Bruyères de Bécon, Sabine Wiespieser éditeur, 2002 |
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